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Retraites, préconisations DELEVOYE : l’UNSA rappelle ses revendications.

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jeudi 18 juillet 2019

L’UNSA a rappelé son attachement à un âge d’ouverture des droits à 62 ans et son opposition à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans.

Bien que non deman­deuse d’une réforme sys­té­mi­que, l’UNSA, concer­nant le pas­sage de 42 régi­mes à un régime uni­ver­sel, a tou­jours sou­haité une tran­si­tion longue bien au-delà des 5 ans, période pou­vant aller jusqu’à 15 ans ou plus, sous peine de voir le mon­tant des pen­sions et le pou­voir d’achat de cer­tains béné­fi­ciai­res bais­ser bru­ta­le­ment. La pré­ser­va­tion des droits acquis cons­ti­tue un point essen­tiel et, à ce jour, pour l’UNSA, des zones d’ombre sub­sis­tent.

Durant la concer­ta­tion, l’UNSA a sou­tenu que le futur sys­tème devait verser des pen­sions le plus proche pos­si­ble des reve­nus d’acti­vité et être com­pa­ra­ble à celles per­çues aujourd’hui. Pour l’UNSA, les méca­nis­mes de prise en compte des iné­ga­li­tés, par­ti­cu­liè­re­ment celles tou­chant les femmes, les sala­riés ou agents expo­sés à la péni­bi­lité au tra­vail, aux car­riè­res incom­plè­tes ou encore aux car­riè­res lon­gues, doi­vent être pré­ser­vés.

De plus, des condi­tions de vie dignes doi­vent être garan­ties aux retrai­tés ainsi que leur pou­voir d’achat. C’est pour­quoi, nous reven­di­quons que le mini­mum de pen­sion soit porté au niveau du SMIC afin de pré­ser­ver la soli­da­rité interne au régime.

La gou­ver­nance d’un tel sys­tème a une impor­tance capi­tale. C’est pour cette raison que l’UNSA exige que les par­te­nai­res sociaux soient déci­deurs et déter­mi­nent les para­mè­tres du régime (valeur du point, taux de coti­sa­tions…).

Si l’ensem­ble des éléments pré­sen­tés repren­nent les points débat­tus lors de la concer­ta­tion, seule l’ana­lyse appro­fon­die du rap­port, accom­pa­gnée des nom­breu­ses simu­la­tions exi­gées par l’UNSA, per­met­tront de juger la portée réelle de cette « reforme » sur les assu­rés sociaux. Durant la concer­ta­tion préa­la­ble au projet de loi, l’UNSA conti­nuera à exiger qu’il n’y ait pas de per­dants avec cette réforme.

Laurent ESCURE
Secrétaire Général de l’UNSA