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Réforme de l’hôpital : l’humain d’abord !

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mardi 19 mai 2020

Depuis 20 ans, les personnels des hôpitaux publics voient leurs conditions de travail se dégrader. Manque de moyens financiers, humains, matériels, la crise du Covid-19 met davantage en lumière ce que le monde hospitalier dénonce sans cesse et sans être entendu.

Le Ministre de la santé a annoncé qu’il réu­ni­rait les par­te­nai­res sociaux le 25 mai pro­chain pour abor­der le futur « Plan Ségur » de la santé.
Cette annonce fait suite au dis­cours du Président de la République fin mars qui appe­lait de ses vœux à « un plan massif d’inves­tis­se­ment et de reva­lo­ri­sa­tion de l’ensem­ble des car­riè­res » pour l’hôpi­tal.

Si l’UNSA salue la volonté du gou­ver­ne­ment de cher­cher à répon­dre enfin aux besoins des hôpi­taux, elle ne peut qu’être inter­ro­ga­tive, voire même en oppo­si­tion sur cer­tai­nes pistes déjà évoquées dans la presse.

Ainsi pour l’UNSA, alors que les per­son­nels sont épuisés et insuf­fi­sam­ment nom­breux, la remise en cause des 35 heures pour gagner plus n’a pas sa place dans les négo­cia­tions.
Ce que récla­ment aujourd’hui les per­son­nels des établissement publics, ce sont des rému­né­ra­tions et des condi­tions de tra­vail décen­tes ainsi que le paie­ment des heures sup­plé­men­tai­res ! Pour l’UNSA, les négo­cia­tions à venir doi­vent donc porter sur la reconnais­sance de tous les métiers, que ce soit dans le sani­taire, le social ou le médico-sociale.

Mais au-delà de ces ques­tions, c’est toute l’orga­ni­sa­tion de l’hôpi­tal public qui doit être revue. Financement, arti­cu­la­tion entre le méde­cin de ville et l’hôpi­tal pour ne plus satu­rer les urgen­ces, etc : la crise sani­taire du Covid-19 a montré que des orga­ni­sa­tions plus effi­cien­tes sont pos­si­bles.

Il faut donc main­te­nant que le Gouvernement écoute et entende les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les qui accom­pa­gnent les per­son­nels au quo­ti­dien pour cons­truire la santé de demain.