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Lettre ouverte sur la santé et la sécurité des agents publics face au COVID-19

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vendredi 6 novembre 2020

Alors que le confinement a de nouveau été instauré, 6 organisations syndicales de la fonction publique ont décidé d’écrire une lettre ouverte à Amélie de Montchalin, Ministre de la Fonction Publique, afin que des décisions soient prises rapidement pour améliorer la protection des agents publics.

Madame la Ministre,

Dans le contexte de forte pro­gres­sion de l’épidémie, les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les de la Fonction publi­que vous appel­lent solen­nel­le­ment à pren­dre les mesu­res d’urgence deman­dées depuis plu­sieurs semai­nes et sur les­quel­les les ter­gi­ver­sa­tions ne sont plus accep­ta­bles concer­nant les agent-es et le fonc­tion­ne­ment des ser­vi­ces publics.

En par­ti­cu­lier, nous deman­dons que les agent-es iden­ti­fié-es comme vul­né­ra­bles soient informé-es qu’ils ou elles ne doi­vent pas venir sur le lieu de tra­vail et qu’ils et elles puis­sent béné­fi­cier d’auto­ri­sa­tions spé­cia­les d’absence s’ils ou elles ne peu­vent pas télé­tra­vailler, et que soient réta­blies ces dis­po­si­tions pour les per­son­nels vivant avec des per­son­nes vul­né­ra­bles au domi­cile. Il s’agit non seu­le­ment de les pro­té­ger mais aussi de pro­té­ger la société toute entière, à l’heure où tout doit être fait pour éviter la sur­charge hos­pi­ta­lière. Le flou qui règne actuel­le­ment sur leurs droits est dan­ge­reux. Une infor­ma­tion large sur les 11 patho­lo­gies concer­nées et un réta­blis­se­ment des droits pour les per­son­nels vivant avec une per­sonne concer­née par une de ces patho­lo­gies doi­vent être faits en urgence.

Par ailleurs, le fait d’avoir réta­bli l’appli­ca­tion du jour de carence depuis juillet 2020 est un élément qui a contri­bué à aggra­ver la pro­gres­sion de l’épidémie puis­que cela conduit les sala­rié-es du privé et les agent-es public-ques à mino­rer leurs symp­tô­mes pour éviter des pré­lè­ve­ments sur salaire. Il faut d’urgence cesser cette logi­que et abro­ger le jour de carence, injuste et inef­fi­cace en temps normal mais encore plus en période épidémique.

Enfin, un cer­tain nombre de ser­vi­ces publics conti­nuent à fonc­tion­ner. Nous par­ta­geons l’idée qu’ils sont essen­tiels à la cohé­sion sociale, cepen­dant leur fonc­tion­ne­ment ne peut se faire au détri­ment de la santé et de la sécu­rité des agent-es, des usager-es et de la popu­la­tion tout entière. Nous deman­dons que des pro­cé­du­res de pro­tec­tion clai­res pour les agent-es en contact avec le public soient mises en œuvre. Nous deman­dons également des recru­te­ments sup­plé­men­tai­res en urgence pour les net­toya­ges et désin­fec­tions des locaux, pour l’accueil des usager-es dans de bonnes condi­tions et notam­ment des élèves dans les écoles et les établissements d’ensei­gne­ment.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’expres­sion de nos salu­ta­tions res­pec­tueu­ses.

Luc Farré
Secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique

Christian Cumin
Président de l’Interfon CFTC

Pascal Kessler
Président de la FA-FP

Baptiste Talbot
Coordinateur de la CGT Fonction Publique

Gaëlle Martinez
Déléguée Générale de Solidaires Fonction Publique

Benoît Teste
Secrétaire Général de la FSU


Voir en ligne : Lettre du 8 septembre