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Crise de l’hôpital public, de premières réponses

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mercredi 20 novembre 2019

Après des décen­nies de cure d’aus­té­rité pour l’hôpi­tal public et une situa­tion qui, au fil des années, s’est très lar­ge­ment aggra­vée, l’étau finan­cier com­mence à se des­ser­rer.
La très forte mobi­li­sa­tion des sala­riés de l’hôpi­tal et la prise de cons­cience par l’opi­nion publi­que des dif­fi­cultés de notre sys­tème de santé y ont contri­bué.

Le gou­ver­ne­ment a pris la mesure de cette crise et les annon­ces faites ce jour par le Premier minis­tre sont un début de réponse.
Il a fixé trois objec­tifs : res­tau­rer l’attrac­ti­vité de l’hôpi­tal public et amé­lio­rer les car­riè­res, déver­rouiller le fonc­tion­ne­ment de l’hôpi­tal et déga­ger des moyens finan­ciers sup­plé­men­tai­res. L’UNSA ne peut qu’y sous­crire.

L’enga­ge­ment d’aug­men­ter l’ONDAM, plan d’1,5 mil­liards sur 3 ans, et la reprise de 10 mil­liards des dettes des hôpi­taux en sont des signes tan­gi­bles. Ils vien­nent s’ajou­ter aux 300 mil­lions des annon­ces de sep­tem­bre 2019.

Après des années de contrain­tes finan­ciè­res et de rigueur bud­gé­taire, un tel apport est loin d’être négli­gea­ble. L’UNSA consi­dère, en effet, qu’il était temps de recom­men­cer à inves­tir pour la santé publi­que. C’est une pre­mière étape. Et cet effort finan­cier devra être pour­suivi et ampli­fié pour répon­dre aux défis de l’hôpi­tal public.

Concernant les mesu­res elles-mêmes, les pro­fes­sion­nels de ter­rain devront appré­cier leur effi­ca­cité et l’amé­lio­ra­tion concrète des condi­tions de tra­vail qu’elles doi­vent géné­rer.
Ils sau­ront dire si celles les concer­nant sont à la hau­teur de leurs besoins.

Pour l’UNSA, l’enjeu majeur réside bien dans l’amé­lio­ra­tion à un accès aux soins de qua­lité et dans la reconnais­sance de tous les per­son­nels qui les assu­rent.

Laurent Escure
Secrétaire Général de l’UNSA