Accueil > Actualités > PLF 2019 : les services publics et leurs agents à la diète

PLF 2019 : les services publics et leurs agents à la diète

Facebook Twitter LinkedIn
mercredi 26 septembre 2018

Le projet de loi de finan­ces pré­senté au conseil des minis­tres confirme les orien­ta­tions de 2018 : le gou­ver­ne­ment méprise les fonc­tion­nai­res et consi­dère les ser­vi­ces publics comme un gise­ment d’économies. La poli­ti­que du rabot bud­gé­taire est de retour dès lors que les réflexions sur les mis­sions ne sont pas menées.

Les créa­tions d’emplois affi­chées pour l’armée, la police et la jus­tice ne seront posi­ti­ves que si les pla­fonds d’emplois sont uti­li­sés ce qui n’a pas été le cas jusqu’à pré­sent. En 2017, 6000 emplois n’ont pas été consom­més à la défense, 3450 au minis­tère de l’inté­rieur et 1000 à la jus­tice.

Les autres ser­vi­ces de l’État sont des gise­ments d’économies : les minis­tè­res de l’écologie, du tra­vail, de l’agri­culture et sur­tout des finan­ces conti­nuent à perdre des emplois. L’éducation natio­nale, après cinq années de créa­tions, doit rendre 1813 emplois malgré des haus­ses d’élèves atten­dus dans les col­lè­ges et les lycées.

Les agents publics ne doi­vent pas être consi­dé­rés comme des tra­vailleurs… Contrairement aux autres sala­riés, ils ne ver­ront pas leur salaire aug­men­ter par une dimi­nu­tion des pré­lè­ve­ments pas plus que par la hausse de la valeur du point d’indice ; c’est une nou­velle injus­tice qui leur est faite. Elle est d’autant plus grande que l’infla­tion reprend (+2,3%).

Pour l’UNSA Fonction publi­que, ce budget augure mal de l’année qui vient. Il ne pourra que dété­rio­rer les ser­vi­ces publics et les condi­tions d’emploi des agents.

Bagnolet le 25 sep­tem­bre 2018 :

Luc Farré

Secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique