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Après le boycott du CSFPT et du CSFPH, l’UNSA ne participe pas au CSFPE, ni au CCFP !

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mardi 5 mars 2019

Le projet de loi sur la réforme de la fonction publique voulue par le gouvernement modifie en profondeur les règles organisant la fonction publique sans le crier trop haut et trop fort, en faisant fi des observations et propositions des organisations syndicales. Pour l’UNSA, cette démarche s’inscrit pleinement dans la caricature du monologue social.

Le projet de loi sur la réforme de la fonc­tion publi­que voulue par le gou­ver­ne­ment modi­fie en pro­fon­deur les règles orga­ni­sant la fonc­tion publi­que sans le crier trop haut et trop fort, en fai­sant fi des obser­va­tions et pro­po­si­tions des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les. Pour l’UNSA, cette démar­che s’ins­crit plei­ne­ment dans la cari­ca­ture du mono­lo­gue social.

En pré­sen­tant son texte le 13 février et un calen­drier des ins­tan­ces consul­ta­ti­ves dans l’urgence (moins de 15 jours pour for­mu­ler par écrit de nou­vel­les pro­po­si­tions), le gou­ver­ne­ment a fait le choix de la pro­vo­ca­tion.

L’UNSA Fonction Publique a eu beau plai­der pour un calen­drier modi­fié et des­serré, elle n’a reçu qu’une fin de non-rece­voir. Il s’agis­sait pour l’UNSA de repor­ter le projet de loi après la période du grand débat natio­nal et d’avoir le temps néces­saire pour exper­ti­ser l’impact de toutes les mesu­res por­tées par le gou­ver­ne­ment. En effet, plu­sieurs d’entre elles modi­fient sub­stan­tiel­le­ment le droit en cours dans la fonc­tion publi­que et cer­tai­nes affai­blis­sent signi­fi­ca­ti­ve­ment les droits et la pro­tec­tion des agents publics.

Devant l’indif­fé­rence du gou­ver­ne­ment, son refus de per­met­tre une infor­ma­tion et une consul­ta­tion dignes de ce nom et l’irres­pect des condi­tions mini­ma­les requi­ses pour exper­ti­ser toutes les dimen­sions du projet de réforme, l’UNSA a donc décidé de boy­cot­ter la réu­nion des Conseils supé­rieurs de la Fonction Publique et du Conseil Commun de la Fonction Publique.

Ce boy­cott témoi­gne du désac­cord pro­fond de l’UNSA Fonction Publique, tant sur la méthode que sur le fond du texte. Le gou­ver­ne­ment doit res­pec­ter la démo­cra­tie sociale et donc les repré­sen­tants que les agents vien­nent tout récem­ment d’élire.
L’UNSA demande au gou­ver­ne­ment,
de revoir sa copie pour garan­tir le droit et l’équité des agents et
de cesser ce mono­lo­gue social qui méprise la repré­sen­ta­tion sociale des agents publics.

Aucune réforme réus­sie ne peut se faire sans res­pect ni reconnais­sance du tra­vail accom­pli au ser­vice des Français.

Bagnolet le 5 mars 2019
Luc Farré


Voir en ligne : L’UNSA n’a pas siéger au CSFPH ni au CSFPT !