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Action sociale interministérielle : les demandes de l’UNSA pour 2021

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mercredi 10 juin 2020

L’UNSA Fonction Publique, après avoir rappelé le 6 mai à l’administration ses urgences pour l’Action Sociale Interministérielle (ASI), vient d’écrire à Olivier Dussopt, Secrétaire d’État chargé de la Fonction Publique. Elle expose les améliorations et innovations qu’elle souhaite en matière d’ASI pour 2021 et au-delà. Pour l’UNSA Fonction Publique, la politique de l’ASI se définit, au delà de l’urgence sanitaire, sur du moyen terme.

Pour l’UNSA Fonction Publique, l’urgence est d’abord d’uti­li­ser au mieux le budget 2020, mais aussi de pré­pa­rer celui de l’année 2021 dès main­te­nant et de des­si­ner les gran­des lignes de l’action sociale inter­mi­nis­té­rielle.

L’UNSA Fonction Publique rap­pelle ses deman­des pour 2021 et les années sui­van­tes :

  • Chèques vacances  : une bonification supplémentaire de l’épargne pour tout plan ouvert en 2020 permettrait aux agents de se projeter sur les prochaines vacances. Un temps d’épargne compris entre deux et quatre mois pourrait être proposé, répondant aux besoins parfois immédiats. L’UNSA Fonction Publique réitère sa demande de revalorisation de la bonification de l’épargne de 5 % et d’un relèvement des seuils d’attribution de 20%, seuil inchangé depuis 2011.
  • Gardes d’enfants : l’UNSA Fonction Publique souhaite le déplafonnement de la tranche créée en 2020 pour le CESU garde d’enfants 0-6ans. Il faut aller plus loin que la réservation de 1000 places supplémentaires de berceaux en crèche prévue dans l’accord sur l’égalité professionnelle hommes-femmes du 30 novembre 2018. Il faut de nouveaux objectifs en terme de nombre et de localisation.
  • Aide au maintien à domicile des retraités : l’UNSA Fonction Publique souhaite l’élargissement de la prestation aux deux dernières tranches de revenu, ainsi que cela se pratique pour les retraités du régime général.
  • Aide aux études supérieures des enfants des agents : de nombreux ministères proposent des prestations parfois différentes. L’UNSA Fonction Publique demande la mise en place d’une nouvelle prestation pour 2022.
  • Logement  : pour les contractuels en CDI, l’UNSA Fonction Publique souhaite la création d’un dispositif comparable à celui de l’aide à l’installation des personnels, réservé aux titulaires. D’autre part, l’impossibilité de l’accès à la garantie locative Visale pour tous les agents rend nécessaire l’existence d’un fonds de garanties locatives pour tous les agents publics de l’État et un accompagnement particulier des primo-affectés en zone tendue.
  • Réservations de logements  : la crise sanitaire a mis en évidence le manque de logements temporaires et d’urgence. Elle a aussi mis en avant, par la durée du confinement, la nécessité de logements sociaux adaptés. L’UNSA Fonction Publique demande la généralisation et la pérennisation de réservation de logements temporaires et d’urgences dans toutes les régions. La reprise de la politique de conventionnement quant aux réservations de logements sociaux s’impose.
  • Restauration : le relèvement du seuil de l’indice permettant l’accès à la prestation interministérielle repas doit être annuel. Celui est fixé à l’indice majoré 481 et n’a pas évolué depuis 2019.

L’UNSA Fonction Publique pro­pose une enquête de besoin auprès des agents qui ne béné­fi­cient d’aucune pres­ta­tion. Elle sou­haite un regard par­ti­cu­lier sur la situa­tion des agents affec­tés dans les DROM et COM. Elle sou­lève à nou­veau le sujet des har­mo­ni­sa­tions des pres­ta­tions d’action sociale dans les ser­vi­ces inter­mi­nis­té­riels pour les agents qui vont rejoin­dre les futurs secré­ta­riats géné­raux com­muns aux pré­fec­tu­res et DDI.

L’action sociale inter­mi­nis­té­rielle s’adresse à tous les agents de la fonc­tion publi­que de l’État. Elle leur assure, par sa cohé­sion, des moyens des­ti­nés à amé­lio­rer leur qua­lité de vie tout en devant s’adap­ter aux situa­tions excep­tion­nel­les et aux évolutions de la société. Pour l’UNSA Fonction Publique, elle doit être un des leviers à uti­li­ser pour atté­nuer les consé­quen­ces de la crise sani­taire et sociale.


Voir en ligne : Action sociale interministérielle : le point au 6 mai