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Salaire des fonctionnaires et pensions : des évolutions croisées

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mercredi 29 avril 2015

Les études récentes de l’Insee et de la Caisse des dépôts confirment la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires.
L’UNSA estime que les négociations sur PPCR doivent être une opportunité pour améliorer la rémunération des fonctionnaires en poste et de fait, des futurs retraités.

Baisse du salaire net des fonc­tion­nai­res confir­mées par l’Insee pour 2013

L’étude de l’Insee publiée le 27 avril 2015 sur l’évolution des salai­res nets moyens dans la fonc­tion publi­que entre 2012 et 2013 montre une baisse de 0,7% en euros cons­tants dans la FPE, de 0,2% dans la FPH et de 0,1% dans la FPT compte tenu d’un taux d’infla­tion à 0,8%.

Elle met en avant la reva­lo­ri­sa­tion des grilles des agents de la caté­go­rie C au plus bas revenu. L’UNSA avait alors estimé que cette mesure était indis­pen­sa­ble.

Elle montre également la réper­cus­sion de la hausse des coti­sa­tions retrai­tes sur le salaire des fonc­tion­nai­res. De fait, le gel du point d’indice depuis 2010 conduit méca­ni­que­ment à une baisse du salaire net des agents.

Revalorisation des pen­sions avec indexa­tion sur les prix favo­ra­ble aux retrai­tés entre 2004 et 2013... Mais des conclu­sions qui dépas­sent les seuls retrai­tés

L’étude récente de la Caisse des dépôts (avril 2015) confirme plu­sieurs faits :
• La faible évolution de la valeur du point d’indice durant les 10 der­niè­res années : 6% seu­le­ment
• L’évolution du niveau des pen­sions reva­lo­ri­sées sur l’indice des prix sur cette même période : 18%

Elle montre que la pen­sion des retrai­tés de la FPT et de la FPH a pro­gressé plus rapi­de­ment que si elle était restée indexée sur la pro­gres­sion des salai­res des actifs (valeur du point d’indice et mesure de reva­lo­ri­sa­tion indi­ciaire) entre 2004 et 2013.

L’étude montre également que les mesu­res indi­ciai­res durant cette période repré­sen­tent un gain moyen de 27 points d’indice pour agent ter­ri­to­rial et 33 points pour un hos­pi­ta­lier. Elles auraient conduit, en tenant compte de la valeur du point, à une reva­lo­ri­sa­tion moyenne des pen­sions de 13%.

Les auteurs insis­tent sur les limi­tes de l’exer­cice de com­pa­rai­son et sur la néces­sité de le renou­ve­ler sur une plus longue période car la crise économique a des réper­cus­sions impor­tan­tes sur les salai­res.

Enfin, cette étude s’ins­crit dans une évaluation plus glo­bale de l’impact des réfor­mes sur les économies néces­sai­res pour garan­tir la péren­nité du sys­tème de retraite. La mesure d’indexa­tion des retrai­tes sur les prix et non sur les salai­res devait per­met­tre une économie de l’ordre 4,5 mil­liards d’euros sur 15 ans (pour toute la fonc­tion publi­que)

Pour l’UNSA, plu­sieurs conclu­sions s’impo­sent :

• Les retrai­tés de la Fonction Publique, car le paral­lèle peut être fait avec la FPE, ont vu leur situa­tion mieux pris en compte par rap­port à l’évolution du coût de la vie que les agents actifs durant les 10 der­niè­res années malgré une baisse de leur pou­voir d’achat.

• Il est indis­pen­sa­ble de trou­ver une réponse pour les fonc­tion­nai­res en poste, d’où l’impor­tance que l’UNSA atta­che à la fin du gel du point d’indice et à la refonte des grilles de rému­né­ra­tion de tous les agents. C’est l’une des rai­sons de l’enga­ge­ment résolu de l’UNSA dans les négo­cia­tions PPCR.


Voir en ligne : Les salaires de la FP en 2013 (insee)