Accueil > Conditions de travail > Négocier pour améliorer la Qualité de Vie au Travail des agents de la fonction (...)

Négocier pour améliorer la Qualité de Vie au Travail des agents de la fonction publique.

Facebook Twitter LinkedIn
mardi 9 septembre 2014

L’importance des missions de la fonction publique, réaffirmée depuis mai 2012 pouvait laisser espérer un climat de travail plus serein. Il n’en est rien. A cette rentrée, la fragilité politique s’ajoute à la fragilité économique, et les agents de la fonction publique ont beaucoup de raison d’être inquiets, voire déstabilisés.
La négociation sur la qualité de vie au travail est donc un enjeu important pour le quotidien des agents car elle est porteuse d’améliorations de leurs conditions de travail .
Le 25 septembre, jour d’ouverture de la négociation, l’UNSA va réaffirmer sa volonté d’aboutir, mais la balle est bien dans le camp du gouvernement. Ce sont bien les mesures concrètes que l’UNSA jugera, dans l’intérêt des agents.

Annoncée en novem­bre 2013, la négo­cia­tion sur la qua­lité de vie au tra­vail est un enjeu impor­tant pour le quo­ti­dien des agents car elle est por­teuse d’amé­lio­ra­tions de leurs condi­tions de tra­vail :

  • Sur le degré d’autonomie et responsabilisation des personnels, qui impliquent un investissement et une reconnaissance du travail effectué,
  • La prise en compte, l’amélioration de l’environnement ou cadre de travail
  • La conciliation temps professionnel /temps personnel
  • Le respect de l’égalité professionnelle….
    Pour l’UNSA, cette négociation doit conduire à changer le rapport au travail : une nouvelle approche par une implication reconnue des agents.
    C’est l’instauration d’un droit d’expression aux agents pour l’organisation de leur travail, organisation qui doit rester garante de l’efficacité collective du service public ;
    C’est un dialogue social qui doit prévaloir à tous les niveaux.
    Ce sont des pratiques managériales différentes qui doivent en découler moyennant des formations pour l’ensemble des agents (cadres y compris).
    La qualité de vie au travail sera améliorée si les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail évoluent positivement, avec notamment, la reconnaissance d’une capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci.

Face à un projet confus, l’UNSA a été à l’ini­tia­tive d’une demande de cla­ri­fi­ca­tion avec deux exi­gen­ces une défi­ni­tion du péri­mè­tre de la négo­cia­tion et une méthode pré­ci­sée à l’instar de l’accord natio­nal inter­pro­fes­sion­nel de 2013 et des tra­vaux conduits par l’ANACT.
C’est chose faite et après plu­sieurs mois de dis­cus­sions, la feuille de route de la négo­cia­tion QVT a été fina­li­sée le 17 juillet, la négo­cia­tion s’ouvre enfin le 10 sep­tem­bre.
Après avoir pris acti­ve­ment part à l’amé­lio­ra­tion du contenu de la feuille de route, l’UNSA a donné son accord pour entrer en négo­cia­tion. Ce n’est pas pour autant un blanc-seing donné sur la fina­lité des tra­vaux. En effet, notre objec­tif est bien d’obte­nir des mesu­res concrè­tes, régle­men­tai­res ou légis­la­ti­ves si besoin pour redon­ner du sens au tra­vail.
Certaines orga­ni­sa­tions pré­fè­rent conti­nuer à s’enfer­mer dans une pos­ture syn­di­cale de refus de toute négo­cia­tion sur la base d’une vision du tra­vail plus dog­ma­ti­que que réa­liste. De son côté, le 25 sep­tem­bre l’UNSA va réaf­fir­mer sa volonté d’abou­tir, mais la balle est bien dans le camp du gou­ver­ne­ment. Ce sont bien les mesu­res concrè­tes que l’UNSA jugera dans l’inté­rêt des agents.