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La taxe sur la santé dégrade l’accès aux soins

5 octobre 2011

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4 octobre 2011 - NON à la dégradation de l’accès aux soins : pétition de la Mutualité Française

Sous pré­texte de réduire le défi­cit expo­nen­tiel des comp­tes publics et de faire entrer rapi­de­ment de l’argent dans les cais­ses vides de l’Etat, le gou­ver­ne­ment fait des choix poli­ti­ques très orien­tés, dan­ge­reux en tout cas, car ils sont sus­cep­ti­bles de limi­ter l’accès aux soins de beau­coup de nos conci­toyens.

En effet, si le gou­ver­ne­ment est prêt appa­rem­ment à lâcher du lest, quand il s’agit de taxer les parcs d’attrac­tion, ou sur les ques­tions des plus values immo­bi­liè­res ou des niches fis­ca­les, chères à sa majo­rité, il n’hésite pas en revan­che à taxer for­te­ment les mutuel­les, en dou­blant d’une année sur l’autre les taxes sur les « com­plé­men­tai­res santé ».

Il faut sou­li­gner que les mutuel­les, qui ont des liens anciens et étroits avec le monde syn­di­cal, qui ne rever­sent pas de divi­den­des à de mul­ti­ples action­nai­res (ce sont des orga­nis­mes à but non lucra­tif) sont clai­re­ment atta­quées pour les valeurs de soli­da­rité qu’elles repré­sen­tent, dans un envi­ron­ne­ment concur­ren­tiel (le sec­teur des assu­ran­ces) aujourd’hui des plus agres­sifs, où les thèses d’ins­pi­ra­tion libé­rale et l’indi­vi­dua­lisme pri­ment.

La déci­sion poli­ti­que qui a été prise par le gou­ver­ne­ment va mal­heu­reu­se­ment avoir pour consé­quence directe d’entrai­ner, en 2012, une aug­men­ta­tion méca­ni­que des tarifs de nos mutuel­les (plus de 5% a priori). Alors que les salai­res sta­gnent dans la Fonction publi­que depuis des années (refus réi­téré d’aug­men­ter le point d’indice), l’accrois­se­ment subit des taxes des « com­plé­men­tai­res santé » va donc tou­cher de plein fouet les agents publics et réduire d’autant leur pou­voir d’achat.

Dans le contexte de crise économique et finan­cière que nous tra­ver­sons, cer­tains ména­ges éprouvaient déjà des dif­fi­cultés à payer ces char­ges, pour­tant utiles et néces­sai­res, compte tenu de la hausse conti­nue des dépen­ses de santé. Il est à crain­dre que beau­coup d’entre eux fas­sent le choix, en raison de leurs dif­fi­cultés finan­ciè­res, d’aban­don­ner demain leur cou­ver­ture santé.

Face aux désen­ga­ge­ments de la sécu­rité sociale (au niveau de la cou­ver­ture de base), au déve­lop­pe­ment impor­tant et à l’aug­men­ta­tion cons­tante des dépas­se­ments d’hono­rai­res, aux sur­coûts dus à la mul­ti­pli­ca­tion de nou­veaux types d’exa­mens médi­caux (scan­ners, IRM, etc..), et à la pro­gres­sion inquié­tante de cer­tai­nes mala­dies (le cancer ou la dégé­né­res­cence céré­brale par exem­ple), liée à divers para­mè­tres, notam­ment le vieillis­se­ment de la popu­la­tion, l’aug­men­ta­tion des tarifs des « com­plé­men­tai­res santé » risque fort, dans notre pays, d’avoir des consé­quen­ces socia­les gra­vis­si­mes en matière de santé. Cela va accroî­tre iné­vi­ta­ble­ment les iné­ga­li­tés socia­les déjà cons­ta­tées dans ce domaine.

Pour toutes ces rai­sons, l’UNSA Fonction publi­que sou­haite aujourd’hui s’asso­cier plei­ne­ment à l’action enga­gée par la Mutualité de la Fonction publi­que. Elle invite les mili­tants et les adhé­rents de ses fédé­ra­tions à signer et faire signer la péti­tion de la MFP.

Comme la MFP, comme l’UNSA Fonction Publique, réa­gis­sez et dites non réso­lu­ment à la dégra­da­tion conti­nue de notre accès aux soins, en signant en grand nombre cette péti­tion !