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L’UNSA rencontre Marylise Lebranchu, Ministre de la Fonction Publique

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jeudi 4 septembre 2014

Une délégation de l’UNSA Fonction Publique conduite par son Secrétaire Général, Guy Barbier a été reçue en audience par Marylise Lebranchu.

L’UNSA a, notamment, fait part d’une « situation tendue sur le terrain voire anxiogène pour les agents ». Le contentieux sur les salaires perdure.

Salaires

L’UNSA a réi­téré la néces­sité d’une reva­lo­ri­sa­tion géné­rale des rému­né­ra­tions au tra­vers d’une aug­men­ta­tion du point d’indice. Elle a ques­tionné la minis­tre sur les consé­quen­ces de la cen­sure par le Conseil Constitutionnel de l’allé­ge­ment des coti­sa­tions socia­les prévu dans le cadre du pacte de res­pon­sa­bi­lité. Cette déci­sion remet en effet en cause la dimi­nu­tion de la part des coti­sa­tions retrai­tes pour les fonc­tion­nai­res de caté­go­rie C, B et A (jusqu’au 6e échelon) et l’aug­men­ta­tion de salaire qu’elle entraî­nait. Marylise Lebranchu a indi­qué qu’une nou­velle mesure était à l’étude et devrait être com­mu­ni­quée rapi­de­ment.

Inquiétudes face à la réforme ter­ri­to­riale

L’UNSA a fait état de la forte inquié­tude des agents par rap­port à la réforme de l’orga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale de la République. Plus que tout, l’absence de ligne claire, les annon­ces contra­dic­toi­res et la carence de l’infor­ma­tion des per­son­nels ren­for­cent les crain­tes aussi bien chez les agents ter­ri­to­riaux qu’à l’Etat.
Rumeurs, bal­lons d’essais dans la réor­ga­ni­sa­tion des ser­vi­ces ter­ri­to­riaux ou déconcen­trés font crain­dre pour les emplois et les condi­tions de tra­vail. Les agents s’inter­ro­gent pour leur avenir à la fois en matière de loca­li­sa­tion d’emplois et de rému­né­ra­tion.

Après avoir reconnu « le fait anxio­gène de la réforme ter­ri­to­riale » pour les agents et pré­cisé que « l’outil de proxi­mité pour les soli­da­ri­tés ter­ri­to­ria­les qui se sub­sti­tuera au dépar­te­ment » devrait être arrêté en 2021, la minis­tre a estimé que la réforme ter­ri­to­riale était néces­saire malgré le contexte de crise, afin de pou­voir garan­tir à la France, un ser­vice public fort.

D’une manière plus géné­rale, Mme Lebranchu a insisté sur les mis­sions impor­tan­tes qu’elle sou­hai­tait voir effec­tuée par les agents de l’État. Ainsi, le contrôle de léga­lité des mar­chés publics et du recru­te­ment des per­son­nels appa­rais­sent comme des prio­ri­tés. Enfin, les struc­tu­res de proxi­mité appa­rais­sent comme indis­pen­sa­bles et devront être ren­for­cées.

Apprentissage ne veut pas dire recru­te­ment

Suite aux ques­tions de l’UNSA, Marylise Lebranchu a pré­cisé que l’appren­tis­sage dans la Fonction publi­que ne pou­vait se mettre en place qu’à plu­sieurs condi­tions : ce ne doit pas être une voie de recru­te­ment et les appren­tis ne doi­vent pas être décomp­tés dans le pla­fond d’emplois.
L’UNSA, qui est atta­chée au prin­cipe cons­ti­tu­tion­nel d’égalité de recru­te­ment dans la Fonction publi­que, par­tage ces réser­ves. Elle sou­li­gne l’impact de l’arri­vée de l’apprenti sur le ser­vice : il faut reconnaî­tre davan­tage la fonc­tion des maî­tres d’appren­tis­sage.