Le gel du point d’indice persiste et la rustine ne tiendra pas !

Le gel du point d’indice persiste et la rustine ne tiendra pas !

Le gouvernement fait le choix de relever a minima les bas des grilles indiciaires de seulement une partie des agents qui seront sous le SMIC au 1er janvier 2027. Une solution très provisoire qui ne règle rien et qui est totalement déconnectée des enjeux.


Relèvement infime du minimum de traitement

 

Le ministre de l'Action et des Comptes publics a confirmé les annonces du 8 juillet lors d'une réunion de travail avec les organisations syndicales : une petite hausse du minimum de traitement interviendra au 1er janvier 2027.

 

Il passera à l'indice 372, revalorisant ainsi les bas de grilles indiciaires de 6 points d'indice, avec un l’injection de points d’indices dans les premiers échelons de grille afin de «préserver le principe de progression de carrière».

 

Concrètement, ce minimum de traitement revalorisé permettra une très légère amélioration des pensions en cas de départ en retraite, mais, selon le ministre, seuls 400 000 agents des trois versants de la fonction publique 40% des agents concernés sortiraient de l'indemnité différentielle et seraient ainsi rémunérés juste au-dessus du SMIC.

 

En synthèse,

  • C'est une hausse mensuelle pouvant aller jusqu'à 29,53 €, mais celle-ci sera invisible car déjà incluse dans l'indemnité différentielle.
  • Cette mesure est largement insuffisante car elle ne permettra pas à tous les agents de catégorie C et B de voir leur rémunération indiciaire dépasser le SMIC. Pour 500 000 d’entre eux, rien ne changera !
  • Il faudra rapidement prendre de nouvelles mesures car cette annonce ne règle pas le problème des rémunérations indiciaires des agents publics, régulièrement rattrapées par le SMIC.
  • Le tassement des grilles indiciaires continue à s’accentuer, annihilant petit à petit, année après année, les déroulements de carrière. 

 

L'UNSA Fonction Publique appelle tous les agents à signer la nouvelle pétition qu’elle lancera dès le 6 octobre pour exiger du gouvernement une revalorisation réelle et significative de la valeur du point d'indice.

 

Les autres mesures 

 

120 000 agents des trois versants seraient concernés par :

  • La transposition de la récente réforme concernant les attachés de l'administration de l'État aux versants hospitalier et territorial, avec possibilité de passer plus facilement du 2ème au 3ème grade (Ville de Paris, attachés d'administration de l'hospitalière...).
  • L’amélioration des déroulés de carrière avec une hausse des taux pro/pro des corps de catégorie A notamment pour les ingénieurs, inspecteurs du permis de conduire ou attachés statisticiens de l'Insee, chargés d'études documentaires du ministère de la culture...
  • Une amélioration des parcours de carrière dans la FPE, avec des modalités de promotion interne pour passer d'un corps de catégorie C en B ou de B en A.

 

Et maintenant ?

 

L'UNSA Fonction Publique considère que le gouvernement ne répond pas à l'urgence salariale des 5,8 millions d’agents publics.

Au moins 500 000 d’entre eux seront encore rémunérés sous le SMIC au premier janvier ! 

Ça suffit !

 

L'UNSA Fonction Publique appelle tous les agents publics à signer massivement la pétition qu'elle lance le 6 octobre.

 

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