Rendez-vous salarial : des annonces insuffisantes
L’UNSA Fonction Publique appelle à la mobilisation le 29 septembre en l’absence de mesure améliorant la rémunération de tous les agents pour 2026 et pour 2027.
Pas de dégel de la valeur du point d’indice
Le gouvernement, par la voix du Ministre de l’Action et des Comptes publics, a décidé de maintenir pour la 4ème année consécutive le gel du point d’indice arguant qu’une hausse de 1% représenterait un coût de 2,4 milliards d’euros.
Pourtant, le point d’indice est la base de toutes les rémunérations des agents qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels.
Pas de point supplémentaire dans les grilles de rémunération
Ajouter des points d’indice à chaque échelon permet une augmentation salariale identique pour les agents…mais calculée en fonction de la valeur du point d’indice et est pris en compte pour le calcul des retraites.
Pas d’amélioration des grilles de rémunérations immédiate
L’indemnité différentielle, destinée à compenser l'écart entre le traitement et le SMIC, continuera à être versée à plus de 862 000 agents. Les agents de catégorie C du premier grade continueront à n'avoir aucune perspective d’évolution de carrière pendant dix-neuf ans.
Que propose le gouvernement ?
Des mesures qui pourraient être inscrites dans la loi de finances 2027 :
- Pour les lauréats des concours internes : une majoration de 25 à 75 points d’indice en fonction du niveau de leur reclassement dans la cadre d’une montée en charge pluriannuel dans le corps de promotion.
- Pour les lauréats non fonctionnaires de concours : une prise en compte de l’expérience.
- Ces deux mesures concerneraient d'abord la FPE. Elles seraient étendues à la FPT et la FPH après concertation avec les employeurs territoriaux et hospitaliers et les organisations syndicales.
- Pour le corps des attachés d'administration de l'État, une amélioration du taux de promotion au 2ème grade avec son relèvement progressif (10% en 2027, puis 12%) et le renforcement du décontingentement de l’accès au 3ème grade (Mesure déjà annoncée mais confirmée).
- Des améliorations des taux de promus-promouvables des corps de catégorie B et C dans la FPE (90 corps selon le gouvernement).
Dans le cadre de ce rendez-vous salarial, le gouvernement étudie la possibilité d'étendre des mesures :
- Une extension des mesures pour le corps des attachés de l’administration de l’État aux attachés d’administration territoriaux et hospitaliers.
- La transposition de mesures concernant le corps d'attachés d'administration de l'État aux autres corps de catégorie A dont les corps d’ingénieurs de l’État.
- L’ouverture d’un chantier pour permettre d’accéder à une catégorie supérieure sans passer un concours interne (« assouplissement ciblé » pour des passages de C en B ou de B en A).
Le gouvernement souhaite lancer une concertation, en septembre, pour discuter de mesures indiciaires ciblées sur les débuts de carrière dans une perspective pluriannuelle.
L’UNSA Fonction Publique revendique toujours :
- Une hausse du point d’indice avec l'indexation de sa valeur sur l’inflation comme première étape,
- Une revalorisation des grilles indiciaires,
- Des mesures salariales pour l'égalité professionnelle femmes/hommes,
- Le retour de la GIPA,
- Le congé de maladie ordinaire rémunéré à 100 %,
- La suppression du jour de carence,
- La mise en œuvre d’une Protection Sociale Complémentaire de qualité en santé et en prévoyance pour les agents de la Fonction Publique hospitalière.
L’avis de l’UNSA Fonction Publique
Le rendez-vous salarial 2026, bien que nécessaire, est un rendez-vous manqué.
Le gouvernement employeur n’a pas pris la mesure des attentes des agents publics et des nécessités de la fonction publique.
Un rendez-vous salarial n’est pas une négociation ! Le gouvernement ouvre des perspectives pour certains agents mais certaines interrogent sur leur conséquence pour l’avenir de la fonction publique statutaire.
L’UNSA Fonction Publique appelle les agents à se mobiliser le 29 septembre.






