Les agents publics insuffisamment reconnus dans le Budget 2026 !
Le budget 2026 a été promulgué après l'avis du Conseil constitutionnel.
Il était important que la France ait un budget pour l'année 2026. C'est fait.
L'analyse de ce budget montre des points positifs et d'autres, négatifs.
Cependant, l'UNSA Fonction Publique constate qu'aucune ligne budgétaire n'est prévue pour améliorer la rémunération des agents publics.
En matière d'emploi, le budget 2026 pour l'État prévoit 3 119 suppressions de postes d'agent public.
Voici quelques exemples :
Au ministère de l'Éducation Nationale, 2 000 postes seront créés. Ce nombre est le résultat de plusieurs décisions :
- 4 018 suppressions de postes d'enseignants, 2 373 dans le premier degré et 1 645 dans le second degré, sont décidées. Le gouvernement les justifie par la baisse démographique (-140 000 élèves attendus à la rentrée 2026).
- Mais 8 000 créations de postes sont prévues pour la formation des enseignants,
- Pour l'inclusion scolaire, 1 200 postes d'AESH en 2026 seront créés. Cependant, ce nombre reste insuffisant pour répondre face aux 42 000 élèves toujours en attente d'accompagnement.
- Pour la santé scolaire, le budget prévoit 300 créations de poste d'infirmières, psychologues et assistants sociaux pour répondre à la crise de la santé mentale des jeunes.
Au ministère de la Justice, 2 000 créations (essentiellement des greffiers et des magistrats) doivent permettre de mettre en œuvre les objectifs de la Loi de Programmation de la Justice .
Le Ministère de l'Intérieur sera doté lui de 1 000 postes supplémentaires tandis que le ministère des Finances en perdra 558.
Au ministère de la Transition écologique, 216 suppressions sont prévues comme le sont les
60 suppressions, dont 45 postes d'enseignants agricoles, au ministère de l'Agriculture.
Proportionnellement, c'est France Travail qui verra ces effectifs le plus fortement impacté avec 1038 suppressions !
Des variations budgétaires inégales
- Le budget de l'enseignement supérieur sera abondé de 234 millions d’euros supplémentaires avec la mise en place du repas à 1 € pour tous les étudiants. Un budget nettement insuffisant pour faire face aux enjeux de la recherche et de la hausse du nombre d'étudiants.
- Le budget du ministère des Armées est en forte hausse ( + 6,7 milliards d'euros ) par rapport à 2025, ce qui porte ses crédits à 57,1 milliards d'euros, en lien avec la loi de programmation militaire.
- Le budget du ministère de la Culture connait une forte baisse de 4,6 %
Baisse, également, des crédits de l'action sociale interministérielle de 29 millions d'euros soit plus 27% !
Des baisses sur la dotation de fonctionnement des collectivités territoriales
- Baisse de 350 millions d'euros pour les Régions
- Baisse de 140 millions d'euros pour les Départements
- Baisse de 250 millions d'euros pour les Intercommunalités
- Baisse de 45 millions d'euros pour le CNFPT (Formation des agents territoriaux)
Pour les hôpitaux publics :
L'ONDAM a augmenté de + 3% au lieu des 2% initialement prévus par le gouvernement. Mais cette augmentation n’est pas suffisante pour améliorer le fonctionnement des hôpitaux publics et des établissements médico-sociaux.
Un constat : un budget qui ne renforce pas assez la fonction publique et ne qui reconnait pas ses agents !
Au final, il vaut mieux un budget qu'une loi spéciale, mais la situation restera tendue et difficile pour l'ensemble des services publics et pour tous les agents publics durant toute l'année 2026.
Investir dans la fonction publique, c'est préserver notre démocratie. Rémunérer davantage les agents, c'est renforcer son attractivité et la fidélisation des agents.
L'UNSA Fonction Publique continuera de porter ses demandes de revalorisation des rémunérations et d'investissement dans la fonction publique.






