Canicule : protégeons les agents publics
Pour faire face aux fortes chaleurs, l’UNSA Fonction Publique demande des mesures concrètes pour protéger les agents exposés.
L’année 2026 pourrait devenir l’une des plus chaudes jamais enregistrées.
Face aux épisodes de chaleur extrême, l’UNSA Fonction Publique demande des mesures concrètes pour protéger les agents exposés comme :
- L’adaptation des horaires en période de canicule,
- Des équipements et des investissements adaptés aux fortes chaleurs (climatisation, transformation du bâti…),
- Des temps de pause renforcés,
- Des espaces de repos et d’hydratation,
- Favoriser le télétravail lorsqu'il est possible.
Agir pour la santé des agents
Lors de la réunion sur le plan santé au travail pour la fonction publique, l'UNSA Fonction Publique est revenue sur la période de canicule que la France a vécu fin juin.
Cette période de crise est un révélateur d’un défaut d’anticipation majeur d’un évènement pourtant très prévisible. Il est également un révélateur des conditions de travail dégradées des agents publics.
En premier lieu, l'UNSA Fonction Publique a souligné "les situations critiques auxquelles ont été soumis les agents sur les trois versants de la fonction publique, attendre des malaises pour fermer des écoles non aménagées, ne pas doter les hôpitaux de moyens pour préserver de chaleurs étouffantes les patients et les professionnels de santé, ne pas avoir encore en 2026 procéder à l’identification des risques liés à la chaleur, l’évaluation des expositions des agents à ces situations, ne pas avoir dans chaque service un plan d’action permettant la protection de la santé des agents via le PAPRIPACT de ces risques n’est plus acceptable, ne pas investir massivement en urgence dans un plan bâtimentaire qu’il faudra de toute façon réaliser."
Le prisme de la continuation de l’activité des services publics est indispensable et c’est bien l’objet des Plans de Continuité de l'Activité. Cependant, cette vision doit être couplée à la préservation de la santé des agents et à des mesures qui s’y rapportent nécessairement.
Les situations de crise doivent donner lieu à un dialogue social renforcé, comme cela a été fait pendant la période de la COVID afin de pouvoir alerter et réagir le plus rapidement possible.
L’engagement des agents est sollicité, mais sans reconnaissance. À cet égard, le ministre de la fonction publique compte sur leur engagement, mais ne leur exprime toujours pas son soutien, les messages envoyés sont de toute autre nature.
L'UNSA Fonction Publique demande que l’impact sur la santé des agents pendant cette période de canicule, impact qui ne sera pas mesurable immédiatement, soit établi et analysé.
Elle demande que soit débloqué, en urgence, des moyens pour adapter les conditions d’exercice des missions des agents publics face aux risques climatiques dont la chaleur.
Le PST présenté évoque le sujet, mais sans réelle opérationnalité à la hauteur des enjeux. Sans qu’une enveloppe dédiée et une programmation ne soient présentées. Les températures insoutenables ce n’est pas en 2030 qu’elles commencent, mais c’est hier et ce sera demain.
La vision théorique de la prévention primaire et de la protection de la santé des agents, vision soutenue par de simples recommandations dont on peut s’affranchir en toute impunité doit laisser place à une action publique volontariste, portée par des moyens et des sanctions. C’est bien là où sera l’exemplarité et non dans de vaines promesses.
L'UNSA Fonction Publique propose la mise en place immédiate d’une inspection du travail dans la fonction publique dotée de moyens et des compétences nécessaires (dont un effectif suffisant). Des mises à l’étude lointaines, constamment repoussées, des documents actualisés ne sauraient se substituer à une action préventive et protectrice effective.
Le Plan Santé au Travail dans la fonction publique doit aller plus loin et plus vite.
