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Pouvoir d’achat : les mesures favorables et défavorables en 2019

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vendredi 18 janvier 2019

L’UNSA Fonction publique dénonce les décisions injustes et défavorables qui vont continuer d’impacter fortement et négativement le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents publics dès le mois de janvier 2019 : le maintien du gel du point d’indice en 2019, le maintien du jour de carence qui s’ajoutent à la poursuite des hausses de cotisations de retraite.

L’UNSA Fonction publique prend acte des mesures du gouvernement pour 2019 : la reprise de l’application des mesures du protocole « PPCR », la revalorisation de la conversion en euros des jours de compte épargne temps, l’exonération des charges fiscales des heures supplémentaires, l’augmentation de la prime d’activité, et la revalorisation des prestations interministérielles d’action sociale.

Tour d’horizon des principales mesures qui entrent en vigueur en 2019 et qui auront un impact sur votre bulletin de salaire.

Les mesures en faveur du pouvoir d’achat

La reprise de l’appli­ca­tion des mesu­res du pro­to­cole « PPCR » après une année blan­che en 2018

L’année 2019 sera mar­quée par des amé­lio­ra­tions des grilles indi­ciai­res :

• la seconde partie du trans­fert "primes/points" prévu pour la caté­go­rie A : 5 points à comp­ter du 1er jan­vier 2019, le pla­fond annuel de l’abat­te­ment étant porté à 389 € ;
• la reva­lo­ri­sa­tion de cer­tai­nes grilles indi­ciai­res au 1er jan­vier 2019, en par­ti­cu­lier pour les agents de caté­go­rie C, B et A infir­mier.
D’autre part, à comp­ter du 1er février 2019 :
• le reclas­se­ment des per­son­nels sociaux et socio-éducatifs de caté­go­rie B et A, dans le nou­veau corps (ou cadre d’emploi) de caté­go­rie A.

La reva­lo­ri­sa­tion de la com­pen­sa­tion en euros des jours de compte épargne temps

Le nombre de jours requis pour pou­voir accom­plir un droit d’option sur un compte épargne-temps (CET) pérenne est abaissé de 20 à 15 jours.
Les taux bruts for­fai­tai­res par jour, sous forme de moné­ti­sa­tion et/ou de trans­for­ma­tion en points RAFP, sont reva­lo­ri­sés de 10 euros sup­plé­men­tai­res pour les trois caté­go­ries sta­tu­tai­res. Catégorie sta­tu­taire :
• A : 135 euros
• B : 90 euros
• C : 75 euros
Voir : Les nou­vel­les moda­li­tés du CET à comp­ter du 1er jan­vier 2019

Voir aussi : Légère aug­men­ta­tion des pres­ta­tions socia­les inter­mi­nis­té­riel­les

Voir encore : Pourquoi la défis­ca­li­sa­tion des heures sup­plé­men­tai­res n’est pas une mesure de reva­lo­ri­sa­tion sala­riale ?

Les mesures défavorables au pouvoir d’achat

La hausse annuelle des coti­sa­tions de retraite

A comp­ter du 1er jan­vier 2019, le taux de coti­sa­tion retraite des fonc­tion­nai­res passe de 10,56% à 10,83%, soit une hausse de 0,27 %.
Elle se tra­duira par une baisse des salai­res pour une partie des fonc­tion­nai­res.

Cette hausse du taux de coti­sa­tion se pour­sui­vra en 2020 pour attein­dre 11,10%, un niveau proche de celui de l’ensem­ble des sala­riés. La conver­gence avec les régi­mes des sala­riés du privé sera ache­vée.

De nou­veau, le gel du point d’indice en 2019

Lors du rendez-vous sala­rial d’octo­bre 2018, le minis­tre de l’Action et des comp­tes publics a annoncé la pour­suite du gel du point d’indice en 2019.

L’UNSA condamne ce gel et rap­pelle que seule l’évolution de la valeur du point permet de garan­tir le pou­voir d’achat de l’ensem­ble des agents publics, en par­ti­cu­lier les contrac­tuels.
Rappelons que l’infla­tion est esti­mée à 2,3 % en 2018.

Le main­tien d’un jour de carence !

Toutes ces mesu­res, spé­ci­fi­ques ou pas à la fonc­tion publi­que se tra­dui­sent au final par une baisse du pou­voir d’achat des fonc­tion­nai­res (gel du point d’indice, haus­ses des coti­sa­tions de retraite).

L’enga­ge­ment exem­plaire, l’inves­tis­se­ment pro­fes­sion­nel et le savoir-faire des agents publics doi­vent être reconnus.

L’UNSA Fonction publi­que conti­nue d’exiger la tenue du rendez-vous sala­rial annuel, avec de réel­les négo­cia­tions et de nou­vel­les pers­pec­ti­ves pour les agents publics, ainsi que le ver­se­ment d’une prime excep­tion­nelle par tous les employeurs publics. Elle a adressé en ce sens une lettre ouverte au Président de la République, Emmanuel Macron, le 18 décem­bre 2018 et a aussi invité les agents publics à écrire au Président de la République.