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Le 5 décembre, les deux fers au feu de l’UNSA

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mardi 3 décembre 2019

L’UNSA a fait le choix de maintenir au feu les deux fers de l’action :

La négociation jusqu’au bout afin de protéger les salariés des effets négatifs de la réforme ou pour obtenir des avancées ;
La mobilisation le 5 décembre dans les secteurs qui seraient les plus impactés par la réforme et qui sont en attente légitime de garanties et de compensations ;

L’UNSA a fait le choix de main­te­nir au feu les deux fers de l’action :

  • la négociation jusqu’au bout afin de protéger les salariés des effets négatifs de la réforme ou pour obtenir des avancées (comme par exemple l’augmentation au niveau du SMIC des plus petites retraites).
  • la mobilisation le 5 décembre dans les secteurs qui seraient les plus impactés par la réforme et qui sont en attente légitime de garanties et de compensations ;

L’exé­cu­tif n’a tou­jours pas apporté les cla­ri­fi­ca­tions et les garan­ties atten­dues.
Cette stra­té­gie gou­ver­ne­men­tale d’enjam­ber l’action de jeudi place notre pays en ten­sion. Pire, les ater­moie­ments, les annon­ces contra­dic­toi­res et le retour pos­si­ble d’une réforme para­mé­tri­que notam­ment liée à l’âge en plus d’une réforme sys­té­mi­que, sont pour l’UNSA inac­cep­ta­bles. Ces éléments créent davan­tage de trou­ble et atti­sent la colère de ceux qui seront les plus tou­chés.

À l’occa­sion de la ren­contre du lundi 02 décem­bre entre l’UNSA et Jean Paul Delevoye, Haut-com­mis­saire aux retrai­tes, des éléments de calen­drier ont cepen­dant été pré­ci­sés. Il y aura les 9 ou 10 décem­bre, une réu­nion avec les par­te­nai­res sociaux conclu­sive de cette phase de concer­ta­tion, suivie d’une inter­ven­tion du Premier minis­tre, quel­ques jours plus tard, pour livrer enfin les pre­miers arbi­tra­ges.
L’UNSA, qui n’était pas deman­deuse de cette réforme, rap­pelle donc son exi­gence : pas de punis de la réforme.

Cela passe par :

  • la garantie de 100% des droits acquis ;
  • une transition protégeant, pour tous les régimes, 10 à 15 générations (années de naissance) ;
  • des adaptations quant à la durée de cette transition, des garanties et compensations respectueuses des contrats sociaux pour les secteurs et les métiers les plus exposés ;
  • des reconstructions de carrières pour certaines professions très impactées ;
  • la prise en compte de la pénibilité et de la dangerosité quel que soit le secteur d’activité ou le statut ;
  • la mise en évidence concrète d’avancées pour les femmes, les carrières hachées et multiples, et pour ceux ayant les plus bas revenus, avec un minimum de pension porté au niveau du SMIC.

C’est ce que l’UNSA répète inlas­sa­ble­ment depuis plu­sieurs semai­nes au Premier minis­tre et au Haut-com­mis­saire.

Le 5 décem­bre, les fédé­ra­tions UNSA les plus impac­tées (Transports, Territoriaux, RATP, SNCF, Éducation…) se mobi­li­sent. Et elles ont décidé d’appe­ler leurs adhé­rent·es à la grève et ont choisi de porter des posi­tion­ne­ments clairs et précis.

Ces fédé­ra­tions ont décidé au niveau pari­sien de ne pas mêler leurs reven­di­ca­tions caté­go­riel­les légi­ti­mes à la plate-forme du refus de tout et aux mani­fes­ta­tions de la conver­gence poli­ti­cienne. La confu­sion serait pré­ju­di­cia­ble au combat à mener et contre­pro­duc­tif pour les sala­rié·es concer­né·es.

Elles ont donc décidé d’orga­ni­ser un ras­sem­ble­ment spé­ci­fi­que devant Bercy le jeudi 5 décem­bre au matin. Laurent Escure, secré­taire géné­ral de l’UNSA, vien­dra y appor­ter son sou­tien.
Et par­tout en France, l’UNSA saura garder une expres­sion claire et res­pon­sa­ble, sans cari­ca­ture ou sim­plisme.

La balle est main­te­nant dans le camp du gou­ver­ne­ment. Il peut faire le choix d’assu­rer des tran­si­tions lon­gues et d’éviter de fabri­quer des punis de la réforme par une appli­ca­tion pré­ci­pi­tée ou bru­tale.
S’il fait le choix inverse, l’UNSA saura haus­ser le ton pour faire connaî­tre son oppo­si­tion.