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Rapport de la Cour des comptes ou du FMI ?

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jeudi 19 juin 2014

De façon très surprenante le dernier rapport de la Cour des comptes ne se contente plus de contrôler le bon emploi et la bonne gestion des fonds publics, la Cour s’invite désormais sur l’orientation des politiques publiques. Elle le fait avec des arguments très libéraux et très discutables.

En résumé, son der­nier avis pré­co­nise non seu­le­ment de geler dura­ble­ment le point d’indice des fonc­tion­nai­res mais aussi de dimi­nuer leur nombre, de bais­ser leurs indem­ni­tés, d’aug­men­ter leur temps de tra­vail de geler leurs avan­ce­ments… N’en jetez plus la cour est pleine !
On croi­rait enten­dre le FMI conseiller la Grèce et on a vu le résul­tat : le remède, pire que le mal, a manqué de tuer le malade…
La Cour pré­co­nise de dimi­nuer de 1% le temps de tra­vail des fonc­tion­nai­res soit, selon elle, l’équivalent de 2 jours de congés en moins… Faut-il com­pren­dre que les fonc­tion­nai­res ont… 200 jours de congés ??? Bien évidemment, ce n’est pas le cas. Dans son rai­son­ne­ment, la Cour assi­mile donc toute période non tra­vaillée à des congés, nuits com­pri­ses.
La Cour dit qu’il ne faut pas bais­ser l’attrac­ti­vité de la Fonction publi­que mais fait tout pour le faire… et se contre­dit à l’occa­sion. Selon elle, le gel du point d’indice ne génère pas assez d’économies à cause de la Garantie Individuelle de Pouvoir d’Achat (GIPA) et… de la faible infla­tion. Notre pou­voir d’achat ne baisse donc pas suf­fi­sam­ment !
Tout en reconnais­sant que « La refonte des grilles sala­ria­les est néces­saire », elle s’inquiète du peu d’économies à réa­li­ser hormis celui d’une modé­ra­tion du Glissement Vieillesse Technicité (GVT), enten­dez un ralen­tis­se­ment des car­riè­res.
Toute à la recher­che d’économies, la Cour ne consi­dère les fonc­tion­nai­res que comme une varia­ble d’ajus­te­ments bud­gé­tai­res et un coût pour la Nation. Elle oublie l’impor­tance des ser­vi­ces publics au regard de la com­pé­ti­ti­vité de notre pays et du bien-être de nos conci­toyens sur­tout en période de crise. L’UNSA est en total désac­cord avec cette évolution et saura le rap­pe­ler au gou­ver­ne­ment.