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Ouverture des négociations Fonction publique : déclaration de Guy Barbier

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mardi 7 octobre 2014

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a ouvert le 7 octobre 2014 les négociations sur l’Avenir de la Fonction publique (parcours professionnels, carrières, rémunérations. Au nom de l’UNSA Fonction publique, Guy Barbier a rappelé, dans une déclaration préalable, comment l’UNSA entendait s’inscrire dans cette négociation.

Déclaration de Guy BARBIER

Comme nous nous sommes déjà expri­més à plu­sieurs repri­ses dans le cadre des pre­miè­res réu­nions d’ouver­ture de négo­cia­tions, je vais être bref et rap­pe­ler en peu de mots le point de vue de l’UNSA.

Axe 3 de l’agenda issu de la pre­mière Grande Conférence sociale de juillet 2012, lancé par vous-même, la minis­tre en février 2013 avec pro­messe de calen­drier et renvoi au rap­port Pêcheur. Après trois vraies faus­ses ouver­tu­res de négo­cia­tions, nous sommes à mi man­da­ture avec tou­jours aussi peu de cer­ti­tu­des…

Nous oscil­lons entre opti­misme rai­sonné et plus sûre­ment pes­si­misme rai­sonné… notam­ment après les der­niè­res annon­ces bud­gé­tai­res.
Les fonc­tion­nai­res sont priés de serrer leur cein­ture d’un cran : cinq années de blo­cage du point d’indice, la dimi­nu­tion pour la seconde année consé­cu­tive des enve­lop­pes caté­go­riel­les pré­vues pour les agents de l’État.

Le gel du point ne fonde pas dura­ble­ment une poli­ti­que sala­riale disait Bernard Pêcheur… et, pour l’autre choix, même la Cour des comp­tes pour­tant inven­tive sur le sujet des rému­né­ra­tions des fonc­tion­nai­res, pen­sait qu’une nou­velle dimi­nu­tion des enve­lop­pes caté­go­riel­les n’était pas pos­si­ble… c’est dire. Cette poli­ti­que n’est pas la bonne.

Vous l’avez sou­li­gné vous-même récem­ment : la Fonction publi­que a perdu de son attrac­ti­vité. La grille est déstruc­tu­rée.

Avenir de la Fonction publi­que…

Le chan­ge­ment d’inti­tulé est signi­fiant… Ce ne sont pas les récen­tes décla­ra­tions sur les fonc­tion­nai­res qui peu­vent ras­su­rer les fonc­tion­nai­res. Désignés comme boucs émissaires de toutes les dif­fi­cultés du pays on fait peu de cas de leur pro­fes­sion­na­lisme et de leur enga­ge­ment au ser­vice de l’inté­rêt géné­ral.

Nous sommes à un tour­nant et l’UNSA est prête à le pren­dre sous cer­tai­nes condi­tions :

  • avoir un engagement ferme de la capacité à négocier et des moyens pour mener la négociation ;
  • qu’une majorité d’organisations s’y engage, conformément à l’esprit des « accords de Bercy » signés par l’UNSA ;
  • que le rythme des réunions soit compatible avec le temps syndical (retour vers les instances et bien évidemment la préparation des élections professionnelles).

Nous sommes prêts à dis­cu­ter tous les sujets mis sur la table et à pren­dre nos res­pon­sa­bi­li­tés au cas par cas.