Accueil > Action sociale > Dialogue social dans la Fonction publique

Dialogue social dans la Fonction publique

Facebook Twitter LinkedIn
vendredi 30 mars 2012

28 mars 2012 - Le ministre de la Fonction publique a reçu les 7 organisations syndicales (UNSA, CGT, CFDT, FO, FSU, CFTC) qui lui avaient demandé une audience afin de tenter de renouer le fil du dialogue social qui avait été rompu, mercredi 21 mars dernier.

Comme nous l’avons indi­qué dans la cir­cu­laire n° 16, le minis­tre avait, alors que nous lui indi­quions notre , réagi de façon fort vio­lente, ponc­tuant de manière bru­tale et injus­ti­fiée le dia­lo­gue social dans la Fonction publi­que.

Suite à la réac­tion vio­lente du minis­tre face à notre inten­tion de ne pas par­ti­ci­per à la réu­nion du CSFPE, les 7 orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les avaient décidé de de deman­der une audience au minis­tre sur les thèmes sui­vants :

  • Un desserrement du calendrier de manière à permettre un véritable travail de fond respectant les modes de fonctionnement des organisations syndicales.
  • La réouverture urgente de dossiers sur des sujets attendus : circulaire comité technique, moyens syndicaux …
  • Le retrait immédiat et préalable à toute autre discussion des textes conflictuels imposés par le gouvernement : évaluation notation des enseignants, textes relatifs à la filière sociale.
  • L’intersyndicale a également fait part de sa désapprobation sur les propos tenus par le ministre la semaine précédente et a souhaité que ceux-ci aient dépassé sa pensée.

Au cours de cette audience du mer­credi 28 mars, le fil du dia­lo­gue n’a pu être renoué.

Le minis­tre s’est obs­tiné à ne pas vou­loir enten­dre, ni même tenter de com­pren­dre les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les.

En dehors des phra­ses qu’il a cou­tume de res­sas­ser en boucle, sur le thème "j’ai pris des enga­ge­ments je les assume", il sem­blait assez perdu sur le fond des dos­siers, comme d’ailleurs sur le calen­drier qu’il nous impose ….

Malgré près de trois heures de dia­lo­gue de sourd, nous n’avons rien pu obte­nir d’inté­res­sant de la part de François SAUVADET, ce der­nier allant même jusqu’à confir­mer ses propos de la semaine pré­cé­dente !

Une telle atti­tude aussi mépri­sante et indif­fé­rente à l’égard de la situa­tion et de la souf­france des agents publics est pour nous inad­mis­si­ble et ne peut en aucun cas conve­nir à une pour­suite de dis­cus­sion sereine et res­pec­tueuse des dif­fé­rents par­te­nai­res.

L’UNSA, pro­fon­dé­ment atta­chée au dia­lo­gue social, ne peut en effet se satis­faire d’une telle atti­tude qui offense pro­fon­dé­ment les agents que nous repré­sen­tons.

Le minis­tre ne cesse d’oppo­ser les repré­sen­tants du per­son­nel et les agents publics que, selon lui, nous défen­dons mal.

Cette posi­tion qui rejoint les atta­ques du Président de la République sur les corps inter­mé­diai­res ne peut plus être tolé­rée.

C’est pour­quoi, tou­jours dans un cadre inter­syn­di­cal majo­ri­taire, nous refu­se­rons de par­ti­ci­per à toutes les réu­nions néces­sai­res à venir.