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Délai de carence : non à la punition des malades !

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mardi 15 novembre 2011

15 novembre 2011 : communiqué de l’UNSA

C’est par com­mu­ni­qué de presse que le gou­ver­ne­ment a annoncé son inten­tion, non seu­le­ment d’ins­ti­tuer un jour de carence en cas d’arrêt mala­die dans la Fonction publi­que, ce que l’UNSA avait condamné, mais de faire aussi passer son nombre de trois à quatre dans le sec­teur privé.

Cette annonce s’insère dans le cadre d’une cam­pa­gne de déni­gre­ment des sala­riés qui, dès lors qu’ils seraient en arrêt mala­die, seraient auto­ma­ti­que­ment sus­pec­tés d’être tous des frau­deurs poten­tiels. Outre le carac­tère très cho­quant de cette accu­sa­tion, qui fait peu de cas du pro­fes­sion­na­lisme des méde­cins édictant les arrêts mala­die, comme de la cons­cience pro­fes­sion­nelle et morale des sala­riés, il s’agit très clai­re­ment de faire payer aux assu­rés sociaux mala­des la poli­ti­que d’aus­té­rité déci­dée par le gou­ver­ne­ment.

Ces réper­cus­sions socia­les tou­che­ront par­ti­cu­liè­re­ment les plus modes­tes. Ainsi, un sala­rié au SMIC, vic­time, par exem­ple, d’une affec­tion virale conta­gieuse néces­si­tant, selon son méde­cin, un arrêt de tra­vail, devrait-il le payer d’une ampu­ta­tion de son revenu net de quatre jours, soit près de 150 € !

Pour l’UNSA, punir les mala­des n’a rien à voir avec la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des assu­rés sociaux. A l’inverse, de telles mesu­res accen­tue­ront les iné­ga­li­tés devant le droit au soin. Quant à la méthode bru­tale et uni­la­té­rale avec laquelle elles ont été annon­cées, elle augure mal de « la séré­nité, du sérieux et de l’objec­ti­vité » que le Président de la République a promis pour le Haut Conseil au finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale dont il a annoncé la créa­tion ce 15 novem­bre…

Luc Bérille

Secrétaire Général