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Contrats aidés : brutalité ne vaut pas concertation

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mardi 5 septembre 2017

Communiqué de l’UNSA :

Le Premier Ministre a confirmé le 3 septembre qu’il y aurait « l’an prochain, nettement moins de contrats aidés » qu’en 2017, dans la continuité des annonces de cet été.

L’UNSA regrette la brutalité de ces décisions prises sans concertation, sans qu’un bilan qualitatif et quantitatif ait été réalisé et sans qu’aucun nouveau dispositif soit envisagé pour les personnes concernées et les missions qu’elles effectuaient.

Cette annonce appa­rait plus comme étant une varia­ble d’ajus­te­ment bud­gé­taire au moment où des dis­cus­sions vont s’ouvrir sur la réforme de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et sur le sys­tème d’indem­ni­sa­tion du chô­mage que comme une réelle réaf­fec­ta­tion des poli­ti­ques publi­ques pour l’emploi.

L’UNSA rap­pelle que ces contrats ont pour objet prin­ci­pal de faire entrer dans un cercle ver­tueux, vers l’emploi, les popu­la­tions les plus pré­cai­res et en dif­fi­culté d’inser­tion pro­fes­sion­nelle.

D’autre part, cette annonce désor­ga­nise consi­dé­ra­ble­ment cer­tai­nes col­lec­ti­vi­tés loca­les et les asso­cia­tions concer­nées et plonge dans la pré­ca­rité les per­son­nes les plus fra­gi­les puisqu’elles n’auront plus de pers­pec­ti­ves d’emploi.

Enfin, dis­pa­raî­tront avec elles des ser­vi­ces à l’uti­lité sociale pour­tant avérée pour la popu­la­tion.

L’UNSA demande que le gou­ver­ne­ment intè­gre dans les concer­ta­tions à venir le sujet des contrats aidés afin d’abou­tir à des solu­tions par­ta­gées.