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Conseil commun du 31 mars Déclaration de l’UNSA Fonction publique

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mardi 1er avril 2014

Le Conseil commun de la Fonction publique se tient au lendemain d’élections qui ont montré le profond mécontentement qui s’exprime dans notre pays. Nous n’avons pas pour habitude de commenter les élections politiques mais, cette semaine, elles nous confirment le bien-fondé de l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats.
Le 4 avril nous manifesterons dans les rues de Bruxelles pour dire notre refus des politiques d’austérité comme celui des politiques économiques visant à rassurer les marchés plutôt qu’à garantir le progrès social.
L’UNSA sera au côté de trois organisations syndicales françaises, dans les rangs de la CES, pour revendiquer une Europe, Une Europe sociale, une Europe plus juste

Si 1000 mil­liards ont été dépen­sés pour sau­ve­gar­der le sec­teur finan­cier, si 1000 mil­liards sont perdus chaque année du fait de l’évasion et de la fraude fis­ca­les, on doit pou­voir trou­ver 250 mil­liards pour l’emploi et un avenir meilleur pour les citoyens euro­péens.
Certains diront que le sujet est hors de propos de cette enceinte. A l’UNSA nous ne le pen­sons pas.
Les contrain­tes ges­tion­nai­res impo­sées par la poli­ti­que actuelle en œuvre au sommet de l’Europe impo­sent des sacri­fi­ces insup­por­ta­bles à ses citoyens et parmi eux aux citoyens fran­çais.
C’est bien à cause d’elles qu’on cher­che aujourd’hui à faire 50 mil­liards d’économies sur la dépense publi­que. Les réduc­tions dras­ti­ques annon­cées dans les poli­ti­ques socia­les, les coupes clai­res pré­vues dans les bud­gets de l’Etat, des col­lec­ti­vi­tés ou des établissements hos­pi­ta­liers... Les agents publics font partie de ces citoyens inquiets !
Dans ce contexte, toutes les peti­tes phra­ses, toutes les décla­ra­tions contra­dic­toi­res et, pour tout dire, irres­pon­sa­bles de sour­ces gou­ver­ne­men­ta­les ne font qu’ampli­fier l’inquié­tude. Elle est deve­nue colère aujourd’hui. Elle est ren­for­cée par le cons­tat de la fiche de paye. La der­nière aug­men­ta­tion (encore n’était-elle que de 0,5 point) date du 1er juillet 2010. Quatre années. Vous avez déclaré qu’il y aurait une aug­men­ta­tion avant la fin de la man­da­ture pré­si­den­tielle. Les agents publics n’atten­dront pas jusque-là pour mani­fes­ter leur colère face à cette injus­tice.
La der­nière édition de Stats rapi­des mise en ligne il y a quel­ques jours en apporte une démons­tra­tion éclatante. L’indice de trai­te­ment net de la grille indi­ciaire a été nul en glis­se­ment depuis 2011 et est devenu néga­tif en 2013. Le dif­fé­ren­tiel avec les prix mais aussi avec les salai­res du privé est là.
Les accords de Bercy de 2008 pré­voyaient : « une négo­cia­tion trien­nale avec les par­te­nai­res sociaux pour fixer les orien­ta­tions qui seront sui­vies sur les trois années ulté­rieu­res, notam­ment les mesu­res géné­ra­les (dont l’évolution de la valeur du point Fonction publi­que) qui s’appli­que­ront à tous les agents publics ; des négo­cia­tions annuel­les au prin­temps de chaque année afin d’établir un suivi et défi­nir si néces­saire des mesu­res d’ajus­te­ment. »
L’an der­nier, en février 2013, vous avez, Madame la minis­tre, annoncé un nou­veau gel du point sans qu’il y ait eu de négo­cia­tion réelle. Vous avez dans le même temps dit que très rapi­de­ment un calen­drier et une méthode seraient pro­po­sées pour une pers­pec­tive de reva­lo­ri­sa­tion de la grille.
Plus d’un an s’est écoulé depuis.
Nous exi­geons, confor­mé­ment aux accords de Bercy, l’ouver­ture sans délai de négo­cia­tions sala­ria­les incluant l’année 2014.

Guy Barbier
Secrétaire géné­ral