UNSA logo
Unsa-Fonction publique

Accueil > Cond. de travail > Risques psycho-sociaux (RPS) > Comportement hostiles subis au travail : les fonctionnaires sont (...)

Comportement hostiles subis au travail : les fonctionnaires sont particulièrement touchés

23 juin 2014

Enregistrer au format PDF

22% de salariés ont déclaré avoir subi un ou des comportements hostiles au travail. Ce chiffre monte à 24,4% chez les fonctionnaires.
L’UNSA a pour objectif l’amélioration des conditions de travail des agents de la fonction publique. C’est le sens de notre signature de l’accord fonction publique sur la prévention des risques psycho-sociaux (RPS) et des exigences que nous formulons dans la préparation de la négociation sur la Qualité de vie au travail. Pour l’UNSA il s’agit de négocier pour obtenir une nouvelle approche du travail dans la fonction publique qui reconnaisse la professionnalité des agents et implique une organisation du travail respectueuse des personnels.

La der­nière publi­ca­tion de la DARES de juin 2014 nous conforte dans notre objec­tif. 22% de sala­riés ont déclaré dans l’enquête SUMER 2010 (enquête sur­veillance médi­cale des expo­si­tions aux ris­ques pro­fes­sion­nels-sec­teur privé et sec­teur public) avoir subi un ou des com­por­te­ments hos­ti­les au tra­vail. Ce chif­fre monte à 24,4% chez les fonc­tion­nai­res et 24,8% chez les agents tra­vaillant dans une entre­prise publi­que (EDF, SNCF, RATP…). Les femmes res­tent par­ti­cu­liè­re­ment expo­sées. Le lien avec l’orga­ni­sa­tion du tra­vail est mis en exer­gue, les sala­riés ayant des condi­tions de tra­vail contrain­tes (horai­res aty­pi­ques, dys­fonc­tion­ne­ments dont le manque de moyens pour effec­tuer cor­rec­te­ment son tra­vail et le manque d’auto­no­mie) signa­lant plus sou­vent des com­por­te­ments hos­ti­les. Les sala­riés concer­nés par ces com­por­te­ments se décla­rent plus sou­vent en mau­vaise santé, ont davan­tage d’acci­dents du tra­vail et sont plus sou­vent absents de leur tra­vail que l’ensem­ble des sala­riés.
L’ana­lyse met en évidence ce qui est le plus signalé (ques­tions type du ques­tion­naire « Leymann ») : attein­tes dégra­dan­tes, déni de reconnais­sance du tra­vail, com­por­te­ments mépri­sants, com­por­te­ments qui émanent prin­ci­pa­le­ment du col­lec­tif de tra­vail.
L’étude montre une aug­men­ta­tion de 5% des signa­le­ments de ces com­por­te­ments hos­ti­les depuis la der­nière enquête en 2003.
Voilà de quoi nour­rir la réflexion dans le cadre de la pré­pa­ra­tion de la négo­cia­tion sur la qua­lité de vie au tra­vail dans la fonc­tion publi­que. L’UNSA a fait repous­ser l’ouver­ture de la négo­cia­tion afin que le minis­tère de la fonc­tion publi­que cla­ri­fie les enjeux pour l’ensem­ble des agents et pré­cise les objec­tifs de la négo­cia­tion. L’UNSA défend une nou­velle appro­che du tra­vail dans la fonc­tion publi­que qui reconnaisse la pro­fes­sion­na­lité des agents et impli­que une orga­ni­sa­tion du tra­vail res­pec­tueuse des per­son­nels.

Voir aussi