UNSA logo
Unsa-Fonction publique

Accueil > Dossiers > Annonce de 1000 maisons de services au public : des objectifs intéressants (...)

Annonce de 1000 maisons de services au public : des objectifs intéressants !

28 novembre 2013

Enregistrer au format PDF

Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du logement, a présenté le 28 novembre aux organisations syndicales le dispositif de généralisation des maisons de services au public qu’elle avait annoncé début novembre et que Jean-Marc Ayrault a confirmé devant le congrès des maires le 19 novembre dernier.

Lors de cette réu­nion de pré­sen­ta­tion réu­nis­sant l’ensem­ble des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les, la minis­tre a exprimé une forte volonté poli­ti­que pour un vrai retour des ser­vi­ces publics dans les ter­ri­toi­res d’où ils sont partis, sur la base d’un modèle du XXIème siècle.

Celui-ci s’appuiera sur un réseau de 1000 mai­sons de ser­vi­ces au public (dont plus de 300 exis­tent déjà), des­ti­nées à ce qu’un véri­ta­ble contact humain établisse un lien entre les usa­gers et les ser­vi­ces publics et au public. Ainsi par exem­ple des ser­vi­ces tels que Pôle Emploi, les CPAM, la MSA, ou des opé­ra­teurs et entre­pri­ses publi­ques comme EDF ou la SNCF, pour­raient être contac­tés à tra­vers des vidéo gui­chets, avec le sou­tien d’agents d’accueil. Le statut de ces der­niers serait essen­tiel­le­ment ter­ri­to­rial.

Un fonds de 35 mil­lions d’euros cou­vrira 50% des frais de fonc­tion­ne­ment.

L’ambi­tion de la minis­tre est, à terme, le déploie­ment d’un dis­po­si­tif pérenne et la pré­sence d’une maison des ser­vi­ces au public par canton situé dans une zone iden­ti­fiée dans le futur schéma dépar­te­men­tal des ser­vi­ces publics qui résul­tera du 2ème volet de la loi de décen­tra­li­sa­tion que le Parlement exa­mi­nera début 2014.

Pour l’UNSA Fonction publi­que, l’appro­che est posi­tive et le dis­po­si­tif exposé par la minis­tre est inté­res­sant, d’autant que de nom­breu­ses mai­sons de ser­vi­ces publics exis­tent déjà, même si une grande dis­pa­rité existe entre elles. Un bilan de leur fonc­tion­ne­ment doit pou­voir être effec­tué et pré­senté aux orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les.
Il convien­dra d’être atten­tif au statut des agents qui seront affec­tés sur ces nou­veaux métiers, à leur for­ma­tion et à leurs pers­pec­ti­ves de car­rière.
Enfin, une vision glo­bale de la pré­sence des ser­vi­ces publics, assu­rés par l’Etat, les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les, les établissements de santé ou même des opé­ra­teurs, est indis­pen­sa­ble. L’arti­cu­la­tion des sché­mas dépar­te­men­taux des ser­vi­ces publics avec les autres réflexions menées sur la moder­ni­sa­tion de l’action publi­que doit conduire à une implan­ta­tion des ser­vi­ces publics lisi­ble, cohé­rente et de bon sens.